Santiags en hiver : ce qui tient, ce qui ne tient pas

Une santiag n’est pas une botte de neige. Aucun de nos modèles n’annonce de membrane imperméable : sur une route verglacée ou dans vingt centimètres de poudreuse, elle ne fera pas le travail. En ville, de novembre à février, c’est une autre histoire. Voici ce qui change réellement d’un modèle à l’autre, et les trois paires de notre catalogue qui ont une vraie doublure chaude.

Trois critères qui comptent, le reste est du décor

La hauteur de tige

Une bottine s’arrête à la cheville. Entre le bas du pantalon et le haut de la tige, le froid passe. Une tige mi-mollet supprime ce pont thermique, une tige haute le supprime et protège le mollet de la pluie qui rebondit sur le trottoir. Sur nos 135 modèles, 40 montent au mi-mollet et 19 plus haut encore.

La semelle

C’est le critère que personne ne regarde et qui fait la différence dès le premier trottoir mouillé. Une semelle en cuir lisse glisse sur du pavé humide. Une semelle gomme ou caoutchouc crantée accroche. 59 de nos modèles annoncent une semelle antidérapante : si vous marchez en ville tous les jours, commencez votre choix par là.

La matière, et ce qu’elle supporte

Le sel de déneigement attaque le cuir comme le similicuir, mais pas de la même façon. Le cuir se nourrit et se répare, le similicuir se nettoie mais ne se nourrit pas : une fois marqué, il le reste. La matière exacte de chaque paire est indiquée dans le tableau des caractéristiques de sa fiche, sans détour.

Les trois modèles à doublure chaude

Sur l’ensemble du catalogue, trois paires seulement annoncent une doublure isolante. Les voici, sans en rajouter : les autres modèles se portent très bien en hiver, mais avec une chaussette épaisse.

Les tiges hautes, pour couvrir le mollet

Et si vous marchez beaucoup : les semelles antidérapantes

Le mi-mollet reste le meilleur compromis pour un usage quotidien : assez haut pour couvrir, assez souple pour conduire et monter un escalier sans y penser.

Entretenir ses santiags de novembre à février

  • Le sel s’enlève le soir même. Un chiffon humide à l’eau claire suffit. Séché, il laisse une auréole blanche qui s’incruste.
  • Jamais près d’un radiateur. Le cuir sèche trop vite, se rétracte et craquelle. À température ambiante, loin de toute source de chaleur.
  • Du papier journal à l’intérieur le temps du séchage : il absorbe l’humidité et maintient la forme de la tige.
  • Une crème nourrissante une fois par mois sur les modèles en cuir. Sur le similicuir, un chiffon doux et de l’eau savonneuse, rien d’autre.

Questions fréquentes

Peut-on porter des santiags sous la pluie ?

Sous une averse, oui, à condition de les sécher correctement en rentrant. Sous une pluie continue toute la journée, non : aucun de nos modèles n’est imperméable et nous ne le prétendons pas. Un spray protecteur ralentit la pénétration de l’eau, il ne la supprime pas.

Faut-il prendre une pointure au-dessus pour des chaussettes épaisses ?

Non. Une santiag tient par le cou-de-pied, pas par les orteils : monter d’une pointure crée du jeu au talon et fait glisser le pied à chaque pas. Gardez votre pointure habituelle. Si elle ne va pas, l’échange est possible pendant 40 jours.

Le similicuir craint-il le froid ?

Le froid seul ne l’abîme pas. Ce qui le marque, c’est l’alternance gel et dégel combinée au sel, et les plis répétés au niveau de la cheville. Un nettoyage régulier suffit à passer l’hiver.

Par où commencer

Les deux rayons complets : santiags femme et santiags homme. Pour couvrir le mollet, les santiags hautes femme. Pour un usage quotidien plus discret, les bottines santiags femme et bottines santiags homme.

Livraison offerte partout en France, expédition sous 24 à 48 heures, réception sous 8 à 12 jours ouvrés. Échange sous 40 jours si la pointure ne va pas.